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Au-delà de la représentation : combler l'écart entre les sexes dans les sciences

Alors que la communauté internationale célèbre la Journée internationale des femmes le 8 mars, le Conseil international des sciences (ISC) examine l'écart entre le droit universel de participer à la science et d'en bénéficier et la réalité institutionnelle pour les chercheuses, comme le montre la dernière étude mondiale.

Évaluation de l'écart de participation

Le dernier rapport mondial de l'ISC-IAP-SCGES Vers l'égalité des genres dans les sciences : de l'inclusion à la participation Cela indique que, malgré certains progrès numériques, les femmes restent largement sous-représentées aux postes de direction et de gouvernance des organisations scientifiques.

Selon l'étude, au cours des dix dernières années, la représentation des femmes a légèrement augmenté en moyenne, et les progrès ont été inégaux.

Les données suggèrent que la présence au sein d'une organisation n'est pas nécessairement synonyme d'expérience équitable. Les chercheuses continuent de se heurter à divers obstacles systémiques qui entravent leur engagement professionnel, notamment :

  • Barrières systémiquesLes femmes sont 3 fois plus susceptibles que leurs homologues masculins de signaler avoir rencontré des obstacles institutionnels à leur participation professionnelle.
  • Le fardeau des soinsLes femmes sont 4.5 fois plus susceptibles de manquer des événements ou des opportunités en raison de leurs obligations de soignants.
  • Climat organisationnelLes femmes sont 2.5 fois plus susceptibles de subir de la discrimination ou du harcèlement dans les milieux scientifiques, un facteur qui a un impact direct sur les trajectoires de carrière à long terme et la diversité du leadership.

Ces données reflètent un paysage scientifique où l'expérience de la participation reste fondamentalement différente selon le sexe, même pour des chercheurs ayant un mérite ou une ancienneté égaux.


Vers l'égalité des genres dans les organisations scientifiques : bilan et recommandations

Conseil international des sciences, Partenariat interacadémique et Comité permanent pour l'égalité des sexes dans les sciences (février 2026)

DOI: 10.24948 / 2026.03


Le droit humain universel

La quête de l'égalité des sexes dans les sciences est fondamentalement un effort pour défendre Droit humain universel de participer à la science et d'en bénéficier.

Ce droit, consacré par l’article 27 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et l’article 15 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, exige que la science soit accessible à tous sans discrimination.

Le droit à la science ne peut être pleinement réalisé si des barrières structurelles empêchent une part importante de la population mondiale de contribuer à la production de connaissances ou d'influencer l'agenda scientifique.

Lorsque les femmes sont confrontées à des expériences institutionnelles disparates, il ne s'agit pas seulement d'une question de culture organisationnelle, mais aussi d'un défi aux véritables obligations juridiques et éthiques des gouvernements, qui doivent veiller à ce que la participation scientifique et ses bénéfices soient partagés équitablement au sein de l'humanité, en tant que droit humain.

Permettre une réforme systémique

Le défi de l'égalité des sexes dans les sciences exige un changement fondamental, passant d'interventions axées sur l'individu à une réforme systémique globale.

En dépassant la simple représentation et en nous concentrant sur la qualité de la participation, nous pouvons garantir que le droit de participer à la science et d'en bénéficier devienne une réalité vécue par tous les chercheurs.

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Photo iStock