Le Union internationale de pharmacologie fondamentale et clinique (IUPHAR) en partenariat avec Elsevier est heureux de présenter la série de webinaires de l'Initiative pour l'éducation en pharmacologie. Cette série se déroulera tout au long de l'année 2025, avec un webinaire mensuel, et est consacrée à l'exploration des questions méthodologiques en pharmacologie fondamentale et clinique. Conçus spécifiquement pour les chercheurs en début de carrière, ces webinaires sont gratuits et ouverts à tous.
Le prochain webinaire de la série s'intitule « Alternatives dans la recherche animale : l'option poisson zèbre » et se tiendra le 24 septembre 2025, de 11h00 à 12h30 UTC.
L'utilisation des animaux en recherche scientifique suscite depuis longtemps des débats, notamment en matière de bien-être animal et d'éthique. Face à ces préoccupations, les chercheurs étudient des modèles alternatifs permettant de réduire le recours aux expérimentations animales. Parmi ces alternatives figure le poisson zèbre (Danio rerio), un petit poisson d'eau douce devenu un organisme modèle populaire dans divers domaines de recherche.
Les poissons zèbres présentent plusieurs avantages en tant que substituts aux modèles animaux traditionnels. Ils présentent des similitudes génétiques avec les humains, de nombreux gènes ayant des fonctions comparables. Leur développement rapide et leur fécondité élevée les rendent adaptés au criblage à haut débit et à la recherche génétique. De plus, leur entretien et leur reproduction sont relativement économiques, ce qui réduit les dépenses liées à la recherche animale.
Un avantage majeur du poisson zèbre est sa transparence. Les embryons de poisson zèbre sont transparents, ce qui permet aux chercheurs d'observer les processus de développement en temps réel. Cette transparence, associée aux progrès des technologies d'imagerie, a permis un examen détaillé du développement des tissus et des organes à un niveau sans précédent.
Le poisson zèbre a été utilisé pour modéliser un large éventail de maladies humaines, notamment le cancer, les maladies neurodégénératives et les maladies infectieuses. En introduisant des mutations ou des modifications génétiques spécifiques, les chercheurs peuvent développer des modèles de poisson zèbre simulant des pathologies humaines. Ces modèles permettent d'élucider les mécanismes pathologiques, d'évaluer des thérapies potentielles et d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques.
L'utilisation du poisson zèbre en recherche offre le potentiel de réduire les tests sur les animaux de plusieurs manières. Premièrement, il peut servir d'outil de criblage préliminaire pour identifier des composés toxiques ou des agents thérapeutiques potentiels. Deuxièmement, il facilite l'étude des mécanismes pathologiques et la découverte de nouvelles cibles thérapeutiques, réduisant ainsi le recours aux tests sur les animaux pour le développement de nouveaux traitements. Enfin, il joue un rôle crucial dans l'évaluation de l'efficacité et de la sécurité des thérapies émergentes, fournissant des informations précieuses sur leur efficacité potentielle chez l'homme.
En conclusion, le poisson zèbre représente une alternative prometteuse aux modèles animaux conventionnels en recherche scientifique. Sa parenté génétique avec l'homme, son développement rapide et sa fécondité élevée en font un système intéressant pour l'exploration de divers processus biologiques. Grâce à sa transparence et à sa capacité à se prêter au criblage à haut débit, le poisson zèbre est appelé à jouer un rôle de plus en plus crucial dans l'amélioration de notre compréhension de la biologie et des maladies humaines. Son adoption comme modèle alternatif appuie les principes des 3R (remplacement, réduction et raffinement) et contribue in fine à l'amélioration de la santé humaine.
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Image Piotr Kouznetsov à partir de Pixabay